04

04
Aïcha : Tu me renies ainsi alors qu'il y a si peu de temps, tu me promettais un avenir heureux, du bonheur... Je n'arrive pas à y croire... Si tu dis tout ça, c'est juste pour me blesser et m'inciter à partir au plus vite... Ne t'en fais pas, je vais bientôt quitter cet endroit, je ne demande plus que ça...

Mon père lève la main, il va la gifler, je me cache la tête dans les bras. Le choc ne retentit pas...

Aïcha , interrompant l'élan de mon père : Je m'en vais, j'y suis obligée. Mais j'espère, j'espère de tout mon coeur, que tu regretteras cet instant où tu as fait... où tu as dit et fait d'affreuses choses juste pour arriver à tes fins... J'espère que ça te hantera, et qu'à chaque moment de bonheur tu t'en souviennes... Je vais lui dire au-revoir, à présent.

Mon père reste stoïque, il abaisse la main, mais il se mord les lèvres et je devine que les paroles d'Aïcha ne l'ont pas laissé indifférent.

# Enviado el viernes 21 de septiembre de 2007 10:32

Modificado el sábado 09 de febrero de 2008 16:50

05

05
Aïcha se dirige lentement vers le berceau, et me lance un regard, qui, j'en ai l'impression à ce moment là, restera gravé pour l'éternité dans ma mémoire. Ce regard est empli d'une telle tristesse, sans pour autant contenir trop de colère vis-à-vis de cet homme qui l'a chassée, que plus que jamais je me sens attiré vers elle, et pendant un instant j'ai l'espoir fou qu'elle me prenne dans ses bras bruns et s'enfuie avec moi...

# Enviado el viernes 21 de septiembre de 2007 10:38

Modificado el viernes 28 de diciembre de 2007 11:10

06

06
Abattue, mais sans le montrer à mon père qui ne la regarde plus, elle passe la main sur son front, ferme les yeux, pour essuyer les larmes qui perlent sur ses longs cils...

# Enviado el domingo 23 de septiembre de 2007 08:33

Modificado el viernes 28 de diciembre de 2007 11:11

07

07
... elle se reprend et se penche vers moi pour m'embrasser doucement sur le front, une seule et unique fois.

# Enviado el domingo 23 de septiembre de 2007 10:48

Modificado el viernes 28 de diciembre de 2007 11:12

08

08
Alors elle s'en va, jetant une ultime parole à mon père : « Donne-lui une belle enfance, puisque tu le peux... Adieu. »
Puis elle s'enfuit, en courant et sans se retourner, sous le regard moqueur de ma mère, et l'ironique salut de mon père...

# Enviado el domingo 23 de septiembre de 2007 11:01

Modificado el viernes 28 de diciembre de 2007 11:18